Sortie mondiale d’Ubuntu 9.10 : ça commence mal!
Canonical vient tout juste de poster la version finale de Karmic Koala. Ubuntu 9.10 est donc enfin disponible, et pour la première fois, ce n’est pas une image ISO de CD qui est proposée au téléchargement, mais de DVD.
Avec 3,9 Go par image, c’est environ cinq fois plus de données que doivent télécharger les utilisateurs de cette distribution Linux qu’avec Jaunty Jackalope. Conséquence
Ubuntu 9.10 dans les grandes lignes
Encore 9 jours avant la sortie de Karmic Koala, la nouvelle livrée d’Ubuntu. La version 9.10 draine un large éventail d’améliorations et de nouveautés.
Ubuntu One, le service gratuit de stockage de fichiers en ligne lancé par Canonical avant l’été, y sera intégré. Chaque utilisateur d’Ubuntu bénéficiera donc d’un espace de 2 Go, in the cloud, synchronisable à loisir entre plusieurs ordinateurs.
Au chapitre des performances, le temps de démarrage devrait
Ubuntu 9.04 : Canonical offre un webdrive de 2 Go à ses utilisateurs
Alors qu’on attendait que Google propose son Google Drive, afin de stocker en ligne quelques gigas de données personnelles et les synchroniser entre plusieurs ordinateurs, c’est Canonical qui vient d’annoncer le lancement d’un service similaire : Ubuntu One.
Actuellement en beta, Ubuntu One sera intégré à la version 9.10 d’Ubuntu, qui, comme son nom l’indique, sortira à la fin du mois d’octobre. Pour autant, il est dès à présent possible d’utiliser le service, puisque celui-ci est compatible avec Ubuntu 9.04, moyennant l’installation d’un paquet.
La force de cette solution de Cloud Storage vient de son intégration au système d’exploitation de Canonical et à Gnome en particulier. En revanche, le partage de données avec d’autres systèmes d’exploitation qu’Ubuntu n’est pas (pour l’instant ?) prévu.
Nouvelle Mandriva 2009.1, dans l’ombre d’Ubuntu… et pourtant!
Depuis la fin avril, nous n’avons d’yeux que pour Ubuntu 9.04. La mouture printanière de Canonical fait l’objet de toutes les attentions, au point d’éclipser les autres distributions.
Mandriva 2009.1, 24e du nom, vient ainsi de paraître, dans la quasi-indifférence. Et pourtant, cette distribution encore plus grand public qu’Ubuntu vaut vraiment le coup d’oeil. D’autant que les développeurs ont fait de gros efforts pour, d’une part corriger les bugs de la version 2009.0, et d’autre part doter cette nouvelle distribution de fonctionnalités inédites.
Par exemple, Mandriva 2009.1 est d’ores et déjà optimisée pour les Netbooks. Et notamment les eeePC d’Asus. En comparaison, il faudra attendre octobre et Ubuntu 9.10 pour que la distribution de Canonical voit son support des plateformes Intel Atom optimisé.
Comparativement à Ubuntu toujours, Mandriva 2009.1 ne démarre pas aussi rapidement. Mais le gain de temps par rapport à la précédente version est très sensible. Mandriva annonce d’ailleurs une amélioration de 25% (vs 2009.0).
Mandriva 2009.1 est désormais disponible soit avec Gnome 2.26, soit avec KDE 4.22 (considéré comme enfin stable), soit avec le très dépouillé XFCE 4.6. Tout comme Ubuntu, le support du nouveau format de partition ext4 est proposé. L’installateur de Mandriva, DrakX, permet l’installation de la distribution directement sur une partition de ce type.
Plus largement, Mandriva 2009.1 devrait séduire les utilisateurs les plus réticents à utiliser Linux. L’installation, l’ajout ou le paramètrage des différents logiciels sont particulièrement bien encadrés, encore mieux que sous Ubuntu. Dans Gnome par exemple, le Centre de configuration est d’une aide précieuse pour les grands débutants.
Enfin, pour ne rien gâcher, les performances sont impressionnantes. Et notamment sur les Netbook, où Mandriva 2009.1 – version Gnome – distance Ubuntu 9.04. Idem sur un portable équipé de processeurs à double coeur Intel. A (re)découvrir donc.
UNetbootin : essayez Ubuntu 9.04 sur votre clé USB
Pour essayer la toute nouvelle Ubuntu 9.04 dans les meilleures conditions – mais sans l’installer – la meilleure solution est de l’essayer depuis une clé USB amorçable. Car là où le CD-R fait des moulinets, la clé USB débite les octets à vitesse grand V. Sans parler du temps d’accès, bien plus bas.
Seulement voilà, rendre une clé amorçable et transférer convenablement l’image ISO que l’on vient de télécharger, est plutôt compliqué quand on utilise Windows.
Or il existe un petit utilitaire, vraiment pratique, capable de se charger à la fois du téléchargement d’Ubuntu – ou de toute autre distribution Linux – et de son installation sur une clé USB bootable. Il s’agit de UNetbootin.
Sans aucune installation, UNetbootin démarre sous Windows (ou Linux) et propose, soit d’installer sur une clé USB la distribution de son choix parmi un large choix – le téléchargement et le transfert sur la clé sont automatiques – soit d’indiquer le fichier ISO contenant la distribution Linux.
Au-delà de l’essai d’Ubuntu 9.04, UNetbootin permet de découvrir très simplement des distributions Linux. Une petite perle.
Un manga pour Ubuntu
Plutôt insolite et forcément simple à comprendre, une bande dessinée japonaise circule actuellement sur le web. A la veille de la sortie d’Ubuntu 9.04, un coup d’oeil s’impose.
Les nouveautés d’Ubuntu 9.04
A trois jours de la sortie de Jaunty Jackalope, la livrée printanière d’Ubuntu, voici un rappel des principales nouveautés de la version 9.04.
Tout d’abord, Gnome, l’interface graphique d’Ubuntu passe de la version 2.24 à la 2.26. Disponible depuis mars dernier, cette version voit bon nombre des logiciels mis à jour.
Pour commencer, c’est la migration depuis Windows qui a été améliorée, et notamment l’import des dossiers et documents d’Outlook vers Evolution, le client de messagerie de Gnome. Le procotole MAPI de Microsoft Exchange sera par ailleurs supporté.
En ce qui concerne la gestion des fichiers, Brasero (le logiciel de gravure), supportera l’enregistrement des CD-Audio et la vérification de l’intégrité des images de disques (.ISO, .IMG, etc.) à graver. Par ailleurs, une API est disponible pour permettre à d’autres logiciels installés, d’accéder au moteur de gravure de Gnome. Quant au partage de fichiers, il sera désormais possible via HTTP (webDAV) et Bluetooth.
Au chapitre multimédia, le lecteur de vidéo s’améliore et devient capable de lire les contenus vidéos de nombreux baladeurs (via les protocoles UPnP et DLNA). Le support des sous-titres progresse également, avec la recherche et le téléchargement automatique depuis Internet. Le mixeur audio GStreamer est remplacé par PulseAudio, qui présentera notamment l’avantage de disposer d’un panneau de contrôle unifié.
Le gestionnaire d’affichage s’étoffe et proposera un vraie gestion des écrans multiples. C’est normal dans la mesure où de nombreuses cartes graphiques fonctionneront sous Ubuntu 9.04 avec des pilotes libres. Exit donc les gestionnaires propriétaires de nVidia et ATI, qui étaient les seuls à proposer un réel support du multi-écran.
Un IM (Instant Messenger) fait son apparition. Empathy ira marcher sur les plates-bandes de Pidgin et supporte dès à présent la VoIP. Les lecteurs d’empreintes digitales seront (enfin) pris en charge.
Le serveur X sera intégré dans sa version 1.6. Et avec lui de nouveaux pilotes libres pour les cartes graphiques. Les possesseurs de contrôleurs graphiques Intel (présents dans les Netbooks notamment) devraient voir les performances de leur puce améliorée, grâce à un nouveau système de gestion mémoire.
Voilà qui pourrait permettre un fonctionnement plus fluide d’Ubuntu, dès lors que Compiz – et les effets graphiques sophistiqués – seront activés par défaut. A ce titre, Ubuntu 9.04 intègrera un nouveau système de notification. Exit les minuscules bandeaux de texte, place aux applats noirs et translucides, nettement plus lisibles.
Terminons par les deux grandes nouveautés d’Ubuntu 9.04, que sont le temps de démarrage de l’OS et le support du système de partition ext4. Pour le premier, les utilisateur de Windows ou d’autres distributions de Linux seront agréablement surpris, tant Ubuntu 9.04 dans ses version beta et release candidate, démarre rapidement. Par rapport à la version 8.10, le temps de chargement est divisé par deux environ.
Enfin, attention à l’ext4 – activable en option – dans la mesure où la version RC d’Ubuntu 9.04 est buggée. Mieux vaut s’en tenir à l’ext3 si on ne veut pas corrompre ses fichiers.
Ce listage (non exhaustif) achevé, terminons sur quelques impressions. Pour avoir utilisé Ubuntu 9.04 en version beta sur plusieurs ordinateurs – notamment portables – j’en recommande chaudement l’utilisation. L’installation est rapide (15 minutes environ), la cohabitation avec Windows transparente, le support matériel ainsi que la richesse logicielle impressionants. Enfin, l‘ergonomie vraiment très séduisante.
Comme pour toute version d’Ubuntu, le disque d’installation s’amorce automatiquement et permet d’essayer l’OS sans modifier son disque dur.
Ubuntu 8.10 ou 9.04 pour le week-end ?
La première livrée 2009 d’Ubuntu ne sera disponible qu’en avril (le 23), mais un coup d’oeil sur sa pré-version n’est pas inutile. Et ce d’autant que l’Alpha 5 est disponible depuis peu.
Pour rappel, Ubuntu est la distribution Linux pour les entreprises et le grand public la plus en vogue actuellement. Très simple et extrêmement rapide d’installation, elle permet de disposer immédiatement d’un environnement de travail très ergonomique, efficace et complet. Plus souple et robuste que Windows, Ubuntu est en outre affublée d’un bureau 3D époustouflant – grâce au moteur graphique Compiz.
Au chapitre des nouveautés de cette Alpha 5, tout d’abord d’excellentes performances, avec un gain de l’ordre de 20% par rapport à la version actuelle (8.10), laquelle n’est pourtant pas lente. Le temps de démarrage du prochain Ubuntu sur un Netbook Samsung serait de 20 secondes, contre 28 à l’actuelle version. Une paille.
La liste des nouveautés de la version 9.04 peut être consultée ici.
Si vous voulez essayer Ubuntu, ne serait-ce que dans sa version actuelle, il suffit de télécharger son image CD, de la graver, puis de redémarrer votre ordinateur afin de l’utiliser. Aucune modification de votre système d’exploitation, ni de vos données ne sera opérée. Bon test.

