Monitoring et réseaux sociaux

15mai/091

Twitter : ne laissez pas usurper votre identité

On parle beaucoup de cyberquatting et de typosquatting ces derniers temps, notammment avec l'affaire Jonathan Ive. Qu'en est-il du namesquatting sur Twitter ? Comment peut-on récupérer un compte portant son nom ou celui de sa marque (de son entreprise), lorsqu'il a déjà été enregistré sur le réseau social ?

Comme pour l'enregistrement de noms de domaines, mieux vaut prévenir que guérir. Même si votre entreprise ne porte que peu d'intérêt à Twitter aujourd'hui, il serait judicieux d'y ouvrir un compte à son nom. Car la récupération d'un compte usurpé - ou à l'orthographe voisine, voire homonymique - n'est pas une partie de plaisir.

Récemment, CNN a racheté le compte Twitter CNNBrk, qui comptait quelques centaines de milliers de followers, grâce à sa reprise des actualités de la chaîne, depuis 3 ans. L'enjeu était essentiel, puisqu'il s'agissait de dépasser le million de followers avant l'acteur Ashton Kutcher.

Cette prise en main s'est - à priori - déroulée sans encombre, puisque le propriétaire du compte, James Cox, a reconnu avoir cédé gracieusement le compte au Network. En effet, toute transaction financière est contraire aux conditions générales d'utilisation de Twitter, qui dans pareil cas se réserve le droit de geler le compte concerné.

Très clairement, prendre possession d'un compte qui n'est pas le vôtre, et par ailleurs particulièrement lu et/ou suivi, peut mener au blocage de ce compte par Twitter, qu'il y ait ou non transaction. Si votre entreprise récupère un compte Twitter à son nom, mais alimenté avec un contenu insipide par un cybersquatter, cela risque fort de se voir...

Dans le cas de CNN, Twitter avait un intérêt publicitaire évident à accéder à la requête de CNN. Preuve qu'il peut exister des dérogations. Ou plutôt des passe-droits.

Bref, le risque de voir le compte Twitter bloqué ad vitam aeternam - et la communication de son entreprise réduite - est trop grand pour être pris. Aussi, mieux vaut donc prendre les devants et enregistrer dès à présent, d'une part le compte Twitter au nom de son entreprise et d'autre part, ceux dont le nom est approchant.

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11mai/090

Twitter et le monitoring citoyen

Chez Pingwy Monitoring, nous ne donnons pas dans la publicité intempestive. Sur notre blog, principalement consacré aux réseaux sociaux et l'identité numérique, nous évitons soigneusement de rattacher tous les sujets que nous traitons à notre activité commerciale. Certes, le blog contient un bandeau publicitaire, mais cela nous semble acceptable.

Ainsi, le blog est pour nous un goodie, soit un service gratuit, dont l'objet est d'informer avant toute chose, en rapportant news et opinions au travers de quelques billets et tweets hebdomadaires.

Pour autant, ce matin, en découvrant que Twitter et Friendfeed avaient tous deux planté presque simultanément

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7mai/090

Divorce entre Twitter et TinyURL pour cause de mauvaise uptime (et de fonctionnalités minimalistes)

Ou comment perdre un marché à cause de l'indisponibilité de son service web. TinyURL, le service pionnier de raccourcissement d'URLs, jusqu'ici utilisé par Twitter pour réduire les URLs saisies dans les tweets, vient d'être écarté par le réseau de micro-blogging, au profit de l'excellent bit.ly. A l'évidence, Twitter sanctionne tinyURL pour sa mauvaise uptime, ainsi que pour son statisme.

Sur l'uptime tout d'abord, Twitter ne peut se permettre de diriger ses utilisateurs vers un service de réduction d'URL qui ne fonctionne pas à 100%, 24h/24 et 7j/7. Et ce d'autant plus que le nombre d'utilisateurs de Twitter explose chaque mois. Le marché de masse n'est plus très loin pour Twitter et les membres les moins techniques auront tôt fait d'assimiler le dysfonctionnement de TinyURL à celui de Twitter.

Au delà, Twitter a décidé d'indexer les liens présents dans les tweets de ses utilisateurs. Là encore, renvoyer des URLS raccourcies qui ne fonctionnent pas tout le temps, aurait un impact négatif sur la réputation du moteur de recherche de Twitter. Pas question de prendre un tel risque, surtout quand on a pour ambition de se frotter à Google.

Sur le statisme ensuite, TinyURL s'est bien trop reposé sur ses lauriers depuis son lancement. Les fonctionnalités du service sont minimales, alors que bit.ly propose de précieuses analytics sur les URLs (nombres de clics, provenance des visiteurs, tout cela en temps réel!).

Moralité, pour durer, il faut innover et surveiller la disponibilité de son site web.

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30avr/090

Le temps réel, cet ennemi de la modération

Parmi les nombreuses scènes d'anthologie de A Clockwork Orange, le fameux film de Stanley Kubrick, il en est une qui me revient souvent à l'esprit ces dernières semaines. Celle où Alex, en pleine rééducation post-carcérale, se voit infliger, ligoté à son fauteuil et les paupières maintenues ouvertes par un casque moyen-âgeux, un flot d'images toutes plus violentes les unes que les autres.

Sans doute est-ce par analogie avec le flux en temps réel de Twitter ou de Twitpic. Evidemment, je ne suis pas contraint ni forcé de regarder les images qui défilent sur mon écran, mais la veille des réseaux sociaux implique inévitablement d'avoir un oeil sur différentes timelines. Celle de Twitpic, par exemple, composée essentiellement d'images offre une vision intéressante de l'humeur de la twittosphere, en temps réel donc.

Malheureusement - et inévitablement - il existe une contrepartie à cette instantanéité : il est impossible d'en modérer le contenu sans délai. Ainsi, la violence et la pornographie surgissent brutalement, exposant les publics vulnérables. C'est courant sur Twitpic, qui vient de dépasser le million d'utilisateurs chaque jour ce mois-ci (contre environ 100 000 /jour en janvier). L'audience de Twitpic étant corellée à celle de Twitter, il faut s'attendre à ce que ce chiffre soit probablement multiplié au moins par 10 d'ici la fin de l'année.

Evidemment, il y a des petites mains chez Twitpic pour faire la chasse au contenu ne respectant pas les conditions générales d'utilisation du service, mais plusieurs heures, voire plusieurs jours, se passent avant qu'un compte litigieux soit suspendu. Et quand bien même! Une image douteuse retweetée reste visible dans la timeline de Tweetdeck ou Tweetgrid, dès lors que ces deux applications affichent la vignette de l'image originale, qui n'est pas celle-ci effacée du serveur.

Potentiellement, Twitter et ses services satellites (Twitpic, Qik, etc.) sont des zones de non droit en puissance, qui vont attirer de manière croissante et probablement exponentielle, hackers et délinquants numériques en tout genre.

Ne nous leurrons pas, la mise en ligne de contenus choquants et/ou portant préjudice à autrui sera autrement plus difficile à contrôler en raison du "temps réel" que tous les réseaux sociaux entendent adopter. Avant Twitter et son flux de tweets, il fallait effectuer des recherches pour découvrir sur un contenu douteux... mais désormais c'est quasiment le contraire.

Difficile ne veut pas dire impossible, mais à défaut de ressources humaines internes suffisantes pour contrôler chaque photo hébergée chez Twitpic, par exemple, il va falloir des puissances de calcul colossales de part et d'autre de nos lignes ADSL et fibres optiques pour faire la chasse aux contenus violents ou sexuels.

En tout cas, les logiciels de filtrage et de contrôle parental actuels, qui se contentent grosso modo d'interdire l'accès à une liste de site ne sont guère adaptés. Peut-on imaginer ajouter twitter.com ou son API dans sa liste noire ?

Si vous vous demandez à quoi pourra bien servir un processeur à 12 ou 16 coeurs, il n'est pas impossible qu'une large part de la puissance de calcul de ces futures puces soit consacrée à vérifier, en temps réel donc, que les images que s'apprête à afficher votre navigateur, fraichement capturées et uploadées par un téléphone portable la seconde d'avant, ne soient pas choquantes. Idem pour les vidéos, pour lesquelles il faudra une puissance astronomique - puisqu'il s'agira de vérifier des milliers d'images en une seconde.

En attendant - quelques années ? - que nos ordinateurs soient tous équipés de processeurs ultra-puissants, j'ai bien peur qu'avec le "web 3.0" qui se met en place, nous soyons assis dans le même fauteuil qu'Alex. L'obligation de regarder en moins...

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29avr/090

Un baiser bien embarrassant

Si comme moi vous gardez un oeil sur le flux Twitter de photos postées sur Twitpic (merci Tweetgrid), il ne vous aura certainement pas échappé qu'une photo est souvent re-tweetée ces derniers jours.

En pleine pandémie de grippe porcine, la photo d'une petite tête blonde de 3/4 ans en train d'embrasser un cochon (ravi) n'en finit plus de défiler.

Apparue il y a quelques semaines, cette photo plutôt mignonette - quoique peu ragoûtante - prise par des parents peu au fait de l'insalubrité du groin porcin, est en train de buzzer. Du coup, les parents du jeune garçon doivent rire jaune.

Encore un exemple de ce qu'il ne faut pas faire, d'une part avec ses enfants, et d'autre part avec Internet. Poster des photos stupides et dégradantes, qui ont tôt fait d'être surexposées en fonction de l'actualité.

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28avr/090

Twitter et contenus multimédias : à quand une intégration efficace ?

L'embarquement de contenus multimédias dans les tweets et leur lecture contextuelle reste une équation bien compliquée. Jusqu'ici, seules les images hébergées par Twitpic sont correctement intégrées aux micro-messages Twitter. Tout du moins en utilisant des logiciels tels que Tweetdeck ou des services comme Tweetgrid, qui les affichent directement sous le tweet contenant leur URL.

Musiques et vidéos sont en revanche laissées pour compte. Certes, il y a bien

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27avr/090

Le marathon en 3h30… et en tweetant

42,195 km en 3h30 et quelques tweets. C'est la performance que Peter Wilkinson, un producteur de CNN, vient de réaliser au dernier marathon de Londres. Selon CNN justement, qui l'a évidemment interviewé, Peter Wilkinson n'est pas le premier marathonien à tweeter pendant sa course. Un coureur s'était déjà prêté au jeu l'an dernier, au marathon de Boston.

Il est stupéfiant de voir à quel point Twitter s'invite partout et en particulier là où on ne l'attend pas. A titre d'exemple, c'est un astronaute de la Nasa qui tweetera pendant sa mission dans l'espace, le mois prochain...

Mais revenons à Peter Wilkinson. Sa motivation première semble avoir été d'informer sa famille de l'avancement de sa course, et de la partager avec les siens. Reste que son initiative relève plutôt de la geekerie qu'autre chose, encore que tweeter tous les n miles lui a sans doute permis de se déconcentrer, temporairement, de l'inévitable douleur que l'on éprouve pendant pareil effort.

Voilà qui donnera peut-être des idées à Lance Armstrong pour le prochain Tour de France.

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27avr/090

Migraine et Facebook ne font pas bon ménage : une employée licenciée

Il va falloir s'y habituer, de plus en plus de conflits au travail vont se nouer sur les réseaux sociaux. Embauche avortée pour cause de dénigrement sur Twitter, licenciement en raison de vidéos scandaleuses sur Youtube, internautes et entreprises sont à l'affût des dérapages de personnes peu scrupuleuses. Ou parfois de bonne foi.

L'affaire du jour met aux prises une (ex) salariée et une entreprise de Bâle, en Suisse. Souffrant d'une migraine, la salariée s'est estimée trop malade pour utiliser un ordinateur et n'est ainsi pas venue travailler.

En revanche, il semble que la migraine n'ait pas été suffisamment forte pour l'empêcher de se promener sur Facebook depuis son domicile. Ce qui n'a pas échappé à son employeur, qui a alors procédé à son licenciement.

Celuic-i estime avoir suivi une logique simple : une salariée qui ne peut utiliser sur un ordinateur sur son lieu de travail, pour raison de santé, n'est pas plus en mesure de le faire chez elle. Or, la salariée indique qu'elle s'est rendue sur Facebook grâce à son téléphone portable et depuis son lit. Ce qui parfaitement plausible. Mais guère convaincant, visiblement, pour son employeur.

Un jour viendra peut-être en Suisse, où les formulaires d'arrêt de travail indiqueront si le patient est autorisé à sortir se promener sur Facebook ou Twitter. Et en France peut-être aussi...

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23avr/090

Un nouveau moteur de recherche Twitter en temps réel

Dans la même veine que l'excellent Tweetgrid, voici Twitter Power Search. Veille de tendance, recherches par mots-clés, monitoring de réputation, ce nouveau service est une alternative au fameux client Adobe Air, Tweetdeck.

Actuellement en version beta - bien qu'estampillé 1.0 - Twitter Power Search adopte une présentation multi-fenêtrée des résultats de recherche. L'utilisateur a ainsi la possibilité de visualiser, en temps réel donc, les résultats (tweets) correspondant à six mots-clés.

Parallèlement, Twitter Power Search affiche les mots-clés les plus utilisés les heures, jours et mois précédents. A l'instant, il est beaucoup question d'Ashton Kutcher, de Susan Boyle ou du nouvel iPhone.

Reste que si Twitter Power Search réunit les principales fonctionnalités de Tweetgrid.com et twitscoop.com, il mérite de mûrir encore pour pouvoir rivaliser avec ces deux services.

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21avr/090

Google met (discrètement) du Twitter dans Google News Timeline

Parallèlement à sa toute nouvelle recherche d'images similaires, Google a présenté ce matin, Google News Timeline. Egalement issue du Google Lab, cette recherche chronologique d'actualités est une sorte d'almanach du web personnalisable. Très personnalisable même. "Twitterisable" d'ailleurs...

Si comme nous depuis des mois vous vous demandez si Google indexe bien les millions de pages de status des membres de Twitter, la réponse est clairement oui.

Google News Timeline permet de composer son "almanach" selon plusieurs critères : mots-clés, date et sources de contenu. Pour choisir ces dernières, il suffit de cliquer sur le lien 'Add queries'. Apparaît alors un large éventail de filtres : naissances wikipedia, prix nobels, évènements sportifs, magazines (...) et blogs.

C'est le champ blog qui est le plus intéressant, puisque l'on peut y saisir une multitude de mots-clés... et que Google ne recherche pas précisément des blogs. En pratique, le moteur de recherche brasse les flux RSS qu'il a préalablement indexés, avec les mots-clés soumis.

Or, étant donné que l'intégralité des tweets de chaque utilisateur de Twitter sont consignés dans autant de flux RSS, Google Timeline permet d'ajouter des comptes Twitters comme sources d'actualités. Il est ainsi très facile de consulter ce qu'écrivait @pressecitron ou @mashable il y a six mois. Cette méthode fonctionne également avec les flux RSS de Youtube, Vimeo ou encore Friendfeed.

A l'évidence, Google n'a pas encore exploité pleinement cet aspect de News Timeline, l'accès à cette fonctionnalité n'étant à la fois pas documenté ni très évident. Le service a donc beaucoup de potentiel.

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