PC : Google Android pour contrer Windows 7 ?
Le constructeur Taiwanais vient d’annoncer qu’il commercialisera cette année des téléphones et des ordinateurs propulsés par le système d’exploitation de Google, Android. S’il n’y a rien de très surprenant à voir Asus emboîter le pas de HTC – l’OS de Google abaisserait le coût de fabrication des téléphones de 20% – l’annonce d’un portage d’Android vers le monde PC est plus surprenante. Mais pas aberrante…
Tout d’abord, associer – même indirectement – le nom de Google à un ordinateur ne peut être qu’une bonne chose, en terme d’image de marque. Ce serait même un redoutable coup marketing… Pour les distributeurs spécialisés, faire l’article d’ordinateurs « Google » serait assez simple : les clients pourraient être rapidement conquis par la perspective d’acheter un PC « forcément » hautement compatible avec les services de Google. On ne vendrait plus sur les moquettes du Linux, mais du Google!
Ensuite, il n’existe pas vraiment de distribution Linux adaptée aux Netbooks et autres NetPC. Lors du lancement de l’eeePC, Asus avait initialement commercialisé celui-ci avec une distribution nommée Xandros. Véritablement optimisée, elle offrait des performances supérieures à Windows XP, OS désormais le plus répandu sur ce type d’ordinateurs. Son développement n’ayant pas perduré, les performances des Netbooks – et des ordinateurs à base de plateforme Intel Atom – ont sensiblement décru. Aussi serait-il judicieux pour Asus de proposer un Android version PC plus performant que Windows XP.
Enfin, Android sur PC permettrait d’abaisser les coûts de fabrication des Netbooks. Ce n’est pas tant que Windows XP soit très coûteux à intégrer (à priori une trentainte d’euros), mais Windows 7 le remplacera nécessairement et son tarif ne peut être que plus élevé. Asus anticipe ainsi vraisemblablement ce coût supplémentaire, dans un contexte économique délicat.
Asus avait déjà fait mouche avec l’eeePC et créé le marché des PC ultra low-cost, peut-il enfoncer le clou grâce à Google ?
Le Google phone débarque en France
SFR l’a annoncé au Mobile World Congress, le HTC Magic – plus communément appelé Android G2 – sera disponible dans son réseau dès le printemps. Cette commercialisation marquera donc l’arrivée en France du premier téléphone portable équipé du Linux Android de Google. Plus largement, le HTC Magic sera le premier Google phone commercialisé à grande échelle.
Selon Google, la gratuité d’Android permettrait de diminuer le coût de fabrication des téléphones de 20%. La crise mondiale aidant, il est donc probable que de nouveaux fabricants proposent prochainement un Google phone à leur catalogue.
Pour mémoire, l’intérêt d’Android repose sur deux fondamentaux. Tout d’abord il s’agit d’une distribution Linux, dont le contenu et les applications peuvent être créés ou modifiés librement et gratuitement. Ensuite, Android est optimisé pour fonctionner avec l’ensemble des services de Google.
Une petite prise en main filmée du G2 est visionnable ici.
Le Google Phone unlocked by… Google
Bonne nouvelle pour le HTC G1 et pour le monde de la téléphonie en général, puisque le premier Google phone est désormais livrable aux développeurs totalement débridé (plus de limitations logicielles et matérielles). Il ne sera par exemple plus obligatoire d’utiliser des firmwares officiels. On devrait donc voir débarquer dans les prochaines semaines des applications aussi diverses que variées.
Cette tant attendue libéralisation du Google Phone a néanmoins un prix. Les entreprises intéressées par le développement « débridé » d’applications devront s’enregistrer auprès de Google et acquitter la somme de 400 $. Suis-je naif de penser que la révolution est en marche ?
Vers un monitoring Android ?
Avez-vous remarqué à quel point on est prompt, outre-atlantique, à enterrer l’iphone d’Apple ? Encensé, fantasmé, le téléphone mobile à la pomme serait, à en croire la blogosphère, sur le point de se prendre une monumentale veste avec le débarquement annoncé du premier Google Phone. Et si c’était vrai? Et si l’histoire se répétait ?
De la même manière que son révolutionnaire ordinateur Macintosh, Apple a livré – on pourrait dire commis – un téléphone mobile sous contrôle, fonctionnant en presque autarcie, avec des possibilités de développement applicatif limitées. Or, vous souvenez-vous de ce qui arriva quand Windows 95 débarqua sur le parc de PC de la planète ? Les parts de marché d’Apple furent rapidement réduites à la portion congrue.
Aujourd’hui encore, les ordinateurs d’Apple ne représentent qu’une poignée de pourcents du marché de la micro. Bref, Windows tua le Macintosh, sans que Microsoft ne fabrique pourtant le moindre PC! Personnellement, je trouve cocasse que Google, avec son Linux Android pour téléphone se retrouve, 20 ans après, dans les mêmes habits de Microsoft!
Ce qui nous intéresse chez Pingwy, ce n’est pas tant que le ver soit dans la pomme – et provoque la déroute de l’Iphone – que les perspectives inhérentes à l’utilisation d’un système d’exploitation open source – Android donc – dans un téléphone mobile. Qui plus est s’appuyant sur les incontournables services web de Google! C’est vertigineux…
Car qui dit Linux, dit développement libre d’applications. Bien que ce point reste à confirmer – restons méfiants – on peut néanmoins imaginer une utilisation totalement novatrice de nos téléphones mobiles. En l’occurrence s’en servir comme sondes de monitoring. Le web étant à l’évidence appelé à être navigué depuis nos téléphones, il n’est pas idiot d’imaginer mesurer l’uptime de sites et services au travers, non plus de sondes fixes, mais de points de contrôles mobiles connectés via les réseaux des opérateurs ou par le biais de bornes wifi . On y pense très très fort et on vous tiendra au courant de nos réflexions… et développements.

