Monitoring et réseaux sociaux

15oct/090

Que vont changer les systèmes de recommandation et de géolocalisation de Twitter ?

twitter-iconBientôt, sur Twitter, il y a aura les bons et les moins bons élèves. C’est l’idée qu’a trouvé Evan Williams, le co-fondateur de Twitter, pour apporter de la crédibilité au service de son entreprise.

Pas encore mainstream mais très médiatisé, Twitter semble vouloir tirer parti des enseignements de la couverture des élections iraniennes cette année. L’encouragement du président Obama à garder Twitter up a certainement fait prendre conscience aux dirigeants de l’entreprise que leur service devait gagner en crédibilité.

Et cela ne passe pas uniquement par une bonne uptime, mais également par une certification de certains contenus et utilisateurs. Un premier pas dans ce sens a été franchi avec la certification des comptes de certaines personnalités. Mais l’idée était surtout pour Twitter d’éviter les poursuites à son encontre, lorsque l’identité d’un people était usurpée.

Certification des Twitterers

Ainsi, dans un proche avenir, tout utilisateur de Twitter pourra être recommandé par les autres, et afficher sur son profil le nombre de ses recommandations. Un peu à la manière de Linkedin par exemple.

Justement, si la démarche semble utile, on risque de vite toucher aux limites de l’exercice. Sur Linkedin par exemple, peu d’utilisateurs ont des recommendations. Le ratio connexions/recommandations est très rarement flatteur. Qui n’a pas vu le profil d’un CEO avec 30 ans d’expérience et 800 connexions n’arborer que 5 recommandations ?

Et en pratique, comment peut bien être valorisée une recommandation ? Le vote d’Ashton Kutcher aura t’il autant de poids que celui de Presse-Citron ? Y aura t’il valorisation par le nombre de followers, de followees, de tweets, de retweets, de mentions ? Twitter peut-il nous pondre un classement à la Wikio, sans queue ni tête ? Google prendra t’il en compte ce ranking dans ses résultats de recherche ?

Toujours est-il qu’après la course (absolument inutile) au plus grand nombre de followers/followees, celle du meilleur taux de recommandation va passionner les utilisateurs du réseau. Et faire une jolie pub à Twitter.

Géolocalisation des tweets

Second volet de cette politique de crédibilisation, la geotagging des tweets. Selon Evan Williams, celui-ci ne sera pas systématique, mais décidé par l’utilisateur. Ceux qui voudront justifier de leur position géographique pour valoriser leur tweet (prouver qu’ils se trouvent bien dans tel pays pour couvrir un évènement majeur, par exemple), devraient pouvoir le faire.

Sauf que je vois déjà d’ici le revers de la médaille. En ce qui concerne les tweets émis depuis des téléphones mobiles, aucun problème, leur position géographique ne sera que très difficilement trucable. En revanche, un serveur proxy suffira pour qu’un tweet envoyé depuis un ordinateur voit son point d’émission falsifié. On pourrait donc aboutir à l’effet contraire à celui souhaité, à savoir renforcer la crédibilité d’informations truquées.

Parano, quand tu me tiens…

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A propos de Tristan

Communication manager chez Pingwy Monitoring
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