Monitoring et réseaux sociaux

12oct/090

54% des entreprises US interdisent les réseaux sociaux : faut-il faire pareil en France ?

facebook_twitterSouvenez-vous, il y a dix ans, tout bon responsable informatique se devait de faire la chasse aux logiciels de messagerie instantanée installés sur les ordinateurs de leur entreprise. La DRH veillait au grain : MSN Messenger, ICQ et autres Skype étaient des outils grevant la productivité de leurs salariés.

Si les ouailles communiquaient entre elles, c’était à n’en pas douter pour se distraire, prolonger les discussions entamées autour de la machine à café. C’est parfois le cas, mais réduire sa seule utilité au divertissement relève à mon sens de l’étroitesse de vue.

Au contraire, il existe de nombreux bénéfices à tirer de l’utilisation de la messagerie instantanée en entreprise. En utilisant GTalk par exemple, on bénéficie d’une historisation des échanges, que chacun peut retrouver dans Gmail. Au sein d’une équipe, la communication et le débat ne sont pas toujours immédiatement possibles. Chacun vaque à ses missions, sans parfois pouvoir être interrompu. C’est encore plus vrai dans les rapports inter-entreprises.

Dans ces conditions, la rubrique « Tous les chats » devient une véritable mémoire professionnelle, de laquelle chaque collaborateur peut se nourrir à son rythme. Et la probable ouverture au grand public de Google Wave devrait d’ailleurs faire passer le chat collaboratif dans une autre dimension, encore plus productive.

Quid dont de l’utilisation et de la censure des réseaux sociaux en milieu professionnel. Car d’après une étude américaine, 54% des entreprises banniraient l’utilisation de Facebook et Twitter notamment.

En ce qui concerne Facebook, dont la connotation ludique est assez forte, on peut de prime abord trouver qu’il est sage d’éviter que le personnel perde du temps à répondre à des quizz idiots. En ce qui concerne Twitter, c’est autrement plus discutable, tant le format du réseau de micro-blogging n’incite guère à autre chose qu’à s’informer, à créer et recommander du contenu.

Dans la mesure où les réseaux sociaux constituent un vivier à prospects et une veine marketing juteuse, en interdire l’accès à ses salariés n’est-il pas contre-productif ?

De nombreux salariés découvrent les réseaux sociaux sur leur lieu de travail, auprès de collègues geeks par exemple, et font leurs premiers pas avec l’ordinateur professionnel. Ce sont ces internautes là qui, demain peut-être, deviendront clients sur ces même réseaux sociaux, favorisant ainsi le développement d’un marché profitable.

En tout état de cause, si l’on interdit à ses salariés de passer par la porte, ils passeront pas la fenêtre. Comme pour les logiciels de messagerie instantanée qui ne sont pas uniquement accessibles via leurs clients officiels (Live Messenger, GTalk, etc), Facebook et Twitter sont utilisables de dizaines de manières différentes, que le meilleur administrateur système ne saurait empêcher.

Et quand bien même une entreprise parviendrait au zéro Facebook pendant les heures de bureau, elle n’a aucune préorogative lorsque le salarié rentre chez lui et s’y connecte.

Aussi, il me semble qu’il y a tout à gagner à encadrer et accompagner l’utilisation des réseaux sociaux au travail. Une entreprise qui formerait salariés et partenaires à des comportements positifs sur Facebook ou Twitter, verrait très probablement une amélioration de son référencement et de sa réputation…

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A propos de Tristan

Communication manager chez Pingwy Monitoring