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6mai/091

Wolfram Alpha : il ne fallait pas crier au loup

Présenté comme un Google killer, le moteur de recherche de Stephen Wolfram a fait couler beaucoup d’encre (numérique) en ce début d’année. L’article que vient de lui consacrer Cnet – qui a pu participer au programme ultra confidentiel de beta test – lève quelque peu le voile sur le mystère Wolfram Alpha.

Personnellement, j’évite de me ruer sur les services dont il est dit qu’ils vont révolutionner Internet, surtout lorsque ceux-ci sont baptisés du nom de leur créateur, et qu’en outre personne ne comprend le quart du huitième de ce dont il s’agit.

L’affaire Wolfram Alpha est un cas d’école. Un scientifique britannique renommé – connu notamment pour son logiciel de mathématiques – annonce qu’il va prochainement lancer un moteur de recherches en langage naturel. Mathématicien prodige ? Langage naturel ? L’antagonisme fleure bon le buzz et tous les sites hi-tech vont s’y engouffrer.

Personne n’ose dire : « on n’y comprend rien » – sous peine de passer pour un cancre – et tout le monde recopie le communiqué de presse, voire se penche sur l’épaule de son voisin. Google peut trembler, Wolfram Alpha va casser la baraque, qui n’a pas lu cela début 2009 ?

Or, à lire Cnet – l’article vaut son pesant de cacahuètes en matière d’élipses et de fausse pudeur – c’est d’un pétard mouille qu’il s’agit. En tout cas pas d’une bombe à hydrogène. Rafe Needleman explique avoir été soufflé par la démo de Stephen Wolfram, mais reconnaît que seulement 10 à 20% de ses recherches ont véritablement fonctionné. D’ailleurs, Stephen Wolfram reconnaîtrait que son moteur sera efficace sur les requêtes longues et complexes… S’il faut faire une dissertation au subjonctif pour effectuer des recherches, Wolfram Alpha risque de ne pas enchanter le grand public.

Bref, résumons, selon Cnet : Wolfram Alpha n’est pas facile à utiliser, Google n’a pas à s’en inquiéter, il n’y a pas de business model en vue et une utilisation à l’échelle de l’Internet est peu probable.

Le service devrait être officiellement être lancé ce mois-ci, l’occasion pour tous de se faire une idée.

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A propos de Tristan

Communication manager chez Pingwy Monitoring
Commentaires (1) Trackbacks (1)
  1. Pour ma défense, cher collègue, j’ajouterais que je ne l’ai en aucun cas présenté comme un google killer.
    Il y aura toujours des usages pour lesquels un moteur à langage naturel ne pourra rien contre un moteur classique de type google (genre la recherche de fichier etc etc).
    Ce qui me plaît, c’est le potentiel de ce genre de truc ! Avoir un moteur qui me replace dans le contexte les réponses ça me branche bien. En comparaison à google qui crache tout court en fonction de ce qu’il trouve en ajoutant presque un « Voila c’que j’ai démerde toi avec ça
    Et puis bon… C’est qu’une alpha… Mais je te rejoints sur le fait qu’il faille attendre de poser ses mimines sur le bébé pour pouvoir dire si oui ou non la réa est à la hauteur des ambitions…


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