Justice : le designer de l’iPhone ne récupèrera pas son nom de domaine
Tout commence en 2004, lorsqu'un anglais, Harry Jones, enregistre plusieurs noms de domaine : jonathan-ive.com, jonathanive.com, jony-ive.com et jonyive.com. Si vous ne savez pas qui est Jonathan Ive, vous connaissez nécessairement son travail. C'est à ce designer d'Apple que l'on doit, en effet, le look de l'iMac, de l'iPod et de l'iPhone.
Grand fan, Harry Jones aurait, selon ses dires, ouvert pas moins de quatre sites web à la gloire du designer. La réalité des choses est toute autre. Les quatre sites ont un contenu de principe (quelques billets rédigés à la va-vite) et il est évident qu'on a affaire ici à du cybersquatting et du typosquatting.
Ce qui est surprenant, c'est qu'en 2004, compte tenu de la notoriété des appareils qu'il a designé, Jonathan Ive n'ait pas pensé à enregistrer un nom de domaine portant son nom. Cela lui aurait épargné de devoir saisir la justice... et d'être débouté.
La justice anglaise a, en effet, estimé que le nom de Jonathan Yve n'était pas célèbre au point que ce dernier puisse exiger que les noms de domaines enregistrés par Harry Jones lui soient réattribués. Et qu'en outre, bien que Jonathan Yve ait déposé fin 2008 les marques Jonathan Yve et Joni Yve, ces dernières n'étaient pas encore enregistrées au moment du procès.
Un coup d'épée dans l'eau donc pour le designer, qui devra attendre que l'enregistrement de ses marques soit effectif, pour entreprendre une nouvelle action en justice - dont l'issue lui serait certainement favorable. En attendant, Apple peut toujours payer la coquette somme de 400 000 $, réclamée par l'élégant Harry Jones.
Et ce dernier doit se frotter les mains de cette publicité, étant donné que le trafic de ses blogs et, par extension, ses revenus publicitaires, doivent exploser.
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14 mai 2009
Ceci n’est pas un cas de cybersquatting ou de typosquatting. Il faut connaitre les faits. Voyez l’explication de M. Jones sur le site http://www.jonathanive.com. Vous y verrez qu’Apple avait approuvé le site en avril 2006, mais qu’un autre employé de cette société a repris contact en février 2008, lui menaçant d’un litige s’il ne fournissait pas un prix de vente. Il y a toujours deux cotes à chaque histoire!
14 mai 2009
Merci pour votre commentaire.
Qu’Apple ait prétendument approuvé puis désapprouvé les sites de M. Jones n’enlève en rien au fait ce que celui-ci squatte le nom de M. Ive.
Aurait-il créé un contenu à forte valeur ajoutée au fil des années, qu’on aurait, à la rigueur, pu comprendre qu’il réclame à être rémunéré pour son travail, lors de la transmission des noms de domaine à M. Ive. Mais 400 000 $ pour des sites alibis, admettez que c’est un peu fort.