Monitoring et réseaux sociaux

1avr/090

Les URLs raccourcies vont-elles révolutionner les analytics ?

Les analytics, ces données statistiques sur le trafic d’un site web et sa provenance, jalousement gardées telles le Saint Graal par tout webmaster ou blogueur qui se respecte, peuvent elles devenir publiques par la force des choses ? Et modifier profondément la donne, notamment la position monopolistique de Google dans ce domaine.

Tout cela pourrait bien être la faute de Twitter. Lorsqu’un service rencontre un succès aussi phénoménal – comme ceux de Google – il influence nécessairement le tout Internet. En l’espèce, c’est par la limitation à 140 caractères de chaque tweet – et ses conséquences – que se profilent quelques bouleversements.

140 caractères, tout le monde le sait, c’est peu pour intégrer une URL standard à un message textuel. C’est pour cette raison qu’ont fleuri des dizaines de services de raccourcissement d’URLs. Certains ont joué la carte de la primeur et de la simplicité (comme tinyurl.com) alors que d’autres ont vu plus loin que le bout de leur nez. C’est le cas de bit.ly, qui vient d’ailleurs de lever 2 millions de dollars de fonds. Et ce n’est certainement pas un hasard!

Car bit.ly ne fait pas que rediriger les internautes qui cliquent ses URLs raccourcies vers les pages web correspondantes. Et c’est là toute sa valeur ajoutée. Bit.ly aggrège ces millions de clics, les compulse et en propose les statistiques au tout Internet. Nombre de clics, sites référents, provenances géographiques et tweets citant l’URL font partie des données proposées.

Pour les consulter, on peut soit se rendre sur bit.ly, soit utiliser son bookmarklet (bit.ly info) ou encore son plugin pour Firefox (bit.ly preview).

Bit.ly preview se comporte dans Firefox comme un widget, faisant apparaître lorsqu’on survole à la souris une URL raccourcie (et quel qu’en soit le service générateur), son URL originale et le nombre de clics via bit.ly. Là encore, si l’URL survolée n’est pas raccourcie par bit.ly (mais par tinyurl.com ou cli.gs par exemple), mais que l’URL originale a été raccourcie également via bit.ly, le nombre de clics est affiché.

Evidemment, bit.ly n’est pas en mesure de founir des analytics exhaustives pour une URL donnée. Quand bien même le raccourcissement d’URL deviendrait la règle dans les emails, les flux RSS, les logiciels de messagerie instantanée (et tout autre document contenant des liens), le trafic direct vers les URLs originales ne pourra être pris en compte. Néanmoins, un service tel que bit.ly suffit à donner une idée – de plus en plus précise – de l’intérêt porté au contenu d’un site web.

Et ces informations peuvent être précieuses, pour des services publicitaires à la recherche d’espaces où annoncer, par exemple.

Reste à savoir si bit.ly saura s’imposer comme le seul et unique service de raccourcissement d’URLs. Bon point, son nom lui assure pour l’instant les feux de la rampe dans Tweetdeck (l’actuel meilleur client Twitter). A suivre.

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A propos de Tristan

Communication manager chez Pingwy Monitoring