Monitoring et réseaux sociaux

8avr/093

Combien de followers lisent vraiment les tweets de ceux qu’ils suivent ?

Nous en parlions il y a quelques jours, les analytics pour URLs raccourcies ont de l’avenir devant elles. Digital Inspiration vient de publier une (brève) étude sur la corrélation entre le nombre de clics sur les URLs publiées sur la page Twitter de blogs américains influents. Les résultats sont surprenants.

Avec ses 345 000 followers, Mashable ne récole en moyenne que 4600 clics sur les URLs raccourcies de ses tweets (1,3 %). Techcrunch 3600 clics en moyenne pour 315 000 followers. Dans une moindre mesure, des blogueurs influents, tels que Robert Scoble, recueilleraient dans le meilleur des cas 2000 clics pour un nombre de followers compris entre 20 000 et 80 000 (soit de 2,5 à 10%).

Evidemment, ces statistiques fournies par bit.ly ne sont pas représentatives du nombre de visites vers les articles concernés (loin s’en faut), mais il apparaît clairement que la majorité des followers d’un twitterer ne lisent pas ses messages. D’ailleurs, rien ne dit que les 4484 clics sur l’article traitant d’un écran plat Dell de 24 » à 209 $, proviennent des followers de Techcrunch.

Un grand nombre de lecteurs de tweets se servent de moteurs de recherche (search.twitter.com, tweetgrid.com, tweetdeck ou encore Twhirl/Seesmic Desktop), avant de cliquer sur les URLs insérées dans les messages de twitterers dont il ne sont pas les followers.

La question se pose donc de savoir à quoi servent les followers. Car s’ils ne lisent pas les messages des twitterers qu’ils suivent, à quoi cela rime t’il d’avoir une gigantesque traîne de curieux panurgiques derrière soi ? Et réciproquement, à quoi cela sert il d’être le follower d’une personne dont on ne lit pas les tweets.

A l’évidence à se donner de l’importance, du crédit. Mais en aucun cas à établir des relations sociales, ne serait-ce qu’au sens électronique du terme. En effet, une étude publiée récemment indiquait que les membres les plus actifs de Facebook étaient capables d’entretenir une relation « normale » avec au mieux une quinzaine de contacts.

A méditer.

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A propos de Tristan

Communication manager chez Pingwy Monitoring
Commentaires (3) Trackbacks (1)
  1. c’est vrai que pour éviter de faire du snobb, je follow la plupart de mes followers mais c’est pas toujours évident de tout lire. En rajoutant cela à la lecture des flux, ça devient laborieux. A moins d’avoir twirhl qui alerte en temps réel.

  2. L’article fait état de statistiques surprenantes et réalistes à la fois. Je m’attendais à ce que le taux de lecture ne soit pas élevé mais vraiment pas si bas…
    Ca démontre peut-être que sur Twitter, il y beacoup de gens qui « écornifle » mais qui ne suivent pas vraiment la conversation.

    Ca rejoint aussi le point de Mathieu Ch. À un moment donné, même avec Twirhl ou Tweetdeck et les meilleurs aggrégateurs RSS au monde, il n’y a que 24 hres dans une journée!

    Moi ce que je retiens, c’est que ca prend pas mal de followers pour générer de l’impact avec Twitter. C’est un peu comme les règles du pouce que j’utilisais en Marketing Direct il y a 10 ans. Quand un envoi postal est ouvert et lu par 2% de ton échantillon, tu étais content,( ca sous entendait que 98% l’avait mis au rebut sans l’avoir ouvert…)

    Au moins, avec Twitter, les message sont éclos et ne gaspille pas de papier!

  3. Le taux de lecture est effectivement très bas, mais il y a fort à parier qu’il va progressivement augmenter. Actuellement, il y a davantage de clics dans le flux RSS d’un blog que sur son Twitter. Mais la tendance pourrait (vite?) s’inverser. A titre personnel, je fais de plus en plus de recherches via Twitter et délaisse de plus en plus Google.


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