Monitoring et réseaux sociaux

30avr/090

Les tweets de Pingwy

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30avr/090

Le temps réel, cet ennemi de la modération

Parmi les nombreuses scènes d’anthologie de A Clockwork Orange, le fameux film de Stanley Kubrick, il en est une qui me revient souvent à l’esprit ces dernières semaines. Celle où Alex, en pleine rééducation post-carcérale, se voit infliger, ligoté à son fauteuil et les paupières maintenues ouvertes par un casque moyen-âgeux, un flot d’images toutes plus violentes les unes que les autres.

Sans doute est-ce par analogie avec le flux en temps réel de Twitter ou de Twitpic. Evidemment, je ne suis pas contraint ni forcé de regarder les images qui défilent sur mon écran, mais la veille des réseaux sociaux implique inévitablement d’avoir un oeil sur différentes timelines. Celle de Twitpic, par exemple, composée essentiellement d’images offre une vision intéressante de l’humeur de la twittosphere, en temps réel donc.

Malheureusement – et inévitablement – il existe une contrepartie à cette instantanéité : il est impossible d’en modérer le contenu sans délai. Ainsi, la violence et la pornographie surgissent brutalement, exposant les publics vulnérables. C’est courant sur Twitpic, qui vient de dépasser le million d’utilisateurs chaque jour ce mois-ci (contre environ 100 000 /jour en janvier). L’audience de Twitpic étant corellée à celle de Twitter, il faut s’attendre à ce que ce chiffre soit probablement multiplié au moins par 10 d’ici la fin de l’année.

Evidemment, il y a des petites mains chez Twitpic pour faire la chasse au contenu ne respectant pas les conditions générales d’utilisation du service, mais plusieurs heures, voire plusieurs jours, se passent avant qu’un compte litigieux soit suspendu. Et quand bien même! Une image douteuse retweetée reste visible dans la timeline de Tweetdeck ou Tweetgrid, dès lors que ces deux applications affichent la vignette de l’image originale, qui n’est pas celle-ci effacée du serveur.

Potentiellement, Twitter et ses services satellites (Twitpic, Qik, etc.) sont des zones de non droit en puissance, qui vont attirer de manière croissante et probablement exponentielle, hackers et délinquants numériques en tout genre.

Ne nous leurrons pas, la mise en ligne de contenus choquants et/ou portant préjudice à autrui sera autrement plus difficile à contrôler en raison du « temps réel » que tous les réseaux sociaux entendent adopter. Avant Twitter et son flux de tweets, il fallait effectuer des recherches pour découvrir sur un contenu douteux… mais désormais c’est quasiment le contraire.

Difficile ne veut pas dire impossible, mais à défaut de ressources humaines internes suffisantes pour contrôler chaque photo hébergée chez Twitpic, par exemple, il va falloir des puissances de calcul colossales de part et d’autre de nos lignes ADSL et fibres optiques pour faire la chasse aux contenus violents ou sexuels.

En tout cas, les logiciels de filtrage et de contrôle parental actuels, qui se contentent grosso modo d’interdire l’accès à une liste de site ne sont guère adaptés. Peut-on imaginer ajouter twitter.com ou son API dans sa liste noire ?

Si vous vous demandez à quoi pourra bien servir un processeur à 12 ou 16 coeurs, il n’est pas impossible qu’une large part de la puissance de calcul de ces futures puces soit consacrée à vérifier, en temps réel donc, que les images que s’apprête à afficher votre navigateur, fraichement capturées et uploadées par un téléphone portable la seconde d’avant, ne soient pas choquantes. Idem pour les vidéos, pour lesquelles il faudra une puissance astronomique – puisqu’il s’agira de vérifier des milliers d’images en une seconde.

En attendant – quelques années ? – que nos ordinateurs soient tous équipés de processeurs ultra-puissants, j’ai bien peur qu’avec le « web 3.0″ qui se met en place, nous soyons assis dans le même fauteuil qu’Alex. L’obligation de regarder en moins…

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29avr/090

Les tweets de Pingwy

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29avr/090

Un baiser bien embarrassant

Si comme moi vous gardez un oeil sur le flux Twitter de photos postées sur Twitpic (merci Tweetgrid), il ne vous aura certainement pas échappé qu’une photo est souvent re-tweetée ces derniers jours.

En pleine pandémie de grippe porcine, la photo d’une petite tête blonde de 3/4 ans en train d’embrasser un cochon (ravi) n’en finit plus de défiler.

Apparue il y a quelques semaines, cette photo plutôt mignonette – quoique peu ragoûtante – prise par des parents peu au fait de l’insalubrité du groin porcin, est en train de buzzer. Du coup, les parents du jeune garçon doivent rire jaune.

Encore un exemple de ce qu’il ne faut pas faire, d’une part avec ses enfants, et d’autre part avec Internet. Poster des photos stupides et dégradantes, qui ont tôt fait d’être surexposées en fonction de l’actualité.

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29avr/090

Protégez vos feuilles de calcul dans Google Docs

Nouvelle mise à jour de Google Documents relative à la sécurité des données. Depuis le pataquès de début d’année qui a vu le partage public de documents privés, Google soigne ses utilisateurs.

Il y a quelques semaines déjà, c’est la sécurisation d’une plage de cellules dans un classeur qui avait été mise en place. Aujourd’hui, c’est le partage des feuilles de calcul au sein d’un même classeur qui fait son apparition.

Tout classeur partagé pourra désormais contenir des feuilles dont l’accès sera accordé uniquement à certaines personnes.

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28avr/090

Les tweets de Pingwy

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28avr/090

Twitter et contenus multimédias : à quand une intégration efficace ?

L’embarquement de contenus multimédias dans les tweets et leur lecture contextuelle reste une équation bien compliquée. Jusqu’ici, seules les images hébergées par Twitpic sont correctement intégrées aux micro-messages Twitter. Tout du moins en utilisant des logiciels tels que Tweetdeck ou des services comme Tweetgrid, qui les affichent directement sous le tweet contenant leur URL.

Musiques et vidéos sont en revanche laissées pour compte. Certes, il y a bien

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27avr/090

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27avr/090

Le marathon en 3h30… et en tweetant

42,195 km en 3h30 et quelques tweets. C’est la performance que Peter Wilkinson, un producteur de CNN, vient de réaliser au dernier marathon de Londres. Selon CNN justement, qui l’a évidemment interviewé, Peter Wilkinson n’est pas le premier marathonien à tweeter pendant sa course. Un coureur s’était déjà prêté au jeu l’an dernier, au marathon de Boston.

Il est stupéfiant de voir à quel point Twitter s’invite partout et en particulier là où on ne l’attend pas. A titre d’exemple, c’est un astronaute de la Nasa qui tweetera pendant sa mission dans l’espace, le mois prochain…

Mais revenons à Peter Wilkinson. Sa motivation première semble avoir été d’informer sa famille de l’avancement de sa course, et de la partager avec les siens. Reste que son initiative relève plutôt de la geekerie qu’autre chose, encore que tweeter tous les n miles lui a sans doute permis de se déconcentrer, temporairement, de l’inévitable douleur que l’on éprouve pendant pareil effort.

Voilà qui donnera peut-être des idées à Lance Armstrong pour le prochain Tour de France.

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27avr/090

Migraine et Facebook ne font pas bon ménage : une employée licenciée

Il va falloir s’y habituer, de plus en plus de conflits au travail vont se nouer sur les réseaux sociaux. Embauche avortée pour cause de dénigrement sur Twitter, licenciement en raison de vidéos scandaleuses sur Youtube, internautes et entreprises sont à l’affût des dérapages de personnes peu scrupuleuses. Ou parfois de bonne foi.

L’affaire du jour met aux prises une (ex) salariée et une entreprise de Bâle, en Suisse. Souffrant d’une migraine, la salariée s’est estimée trop malade pour utiliser un ordinateur et n’est ainsi pas venue travailler.

En revanche, il semble que la migraine n’ait pas été suffisamment forte pour l’empêcher de se promener sur Facebook depuis son domicile. Ce qui n’a pas échappé à son employeur, qui a alors procédé à son licenciement.

Celuic-i estime avoir suivi une logique simple : une salariée qui ne peut utiliser sur un ordinateur sur son lieu de travail, pour raison de santé, n’est pas plus en mesure de le faire chez elle. Or, la salariée indique qu’elle s’est rendue sur Facebook grâce à son téléphone portable et depuis son lit. Ce qui parfaitement plausible. Mais guère convaincant, visiblement, pour son employeur.

Un jour viendra peut-être en Suisse, où les formulaires d’arrêt de travail indiqueront si le patient est autorisé à sortir se promener sur Facebook ou Twitter. Et en France peut-être aussi…

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